L’ex champion du monde de vitesse Maurice Verdeun est mort

Ce robuste athlète de 1,74m pour 73kg avait débuté sur la route en 1944, mais dès 1945 il se tournait vers la piste. Imbattable sur la piste rose de Lescure en son fief Bordelais, il monte à Paris sur les conseils de son père Marcel. Dès son entrée dans le monde restreint des sprinters de […]

MAURICE VERDEUN

Ce robuste athlète de 1,74m pour 73kg avait débuté sur la route en 1944, mais dès 1945 il se tournait vers la piste. Imbattable sur la piste rose de Lescure en son fief Bordelais, il monte à Paris sur les conseils de son père Marcel. Dès son entrée dans le monde restreint des sprinters de talent, il s’imposait aussitôt face aux monstres de la catégorie. Maurice va connaitre son graal le 13 aout 1950 à Liège-Rocourt en Belgique, lorsqu’il décroche le titre mondial de la vitesse amateur, battant son compatriote Pierre Even dans une finale cent pour cent française. Passé professionnel en 1951 il dispute sa première course le 21 janvier, c’est le Grand Prix Paul Bourillon qu’il remporte devant Jacques Bellenger. Alors qu’une grande carrière semble lui tendre les bras, il attrape une angine monocyte qui lui détruit les hématies du sang. Il se retrouve sans force, lui et son entourage pensent à une période de méforme, le temps que l’on trouve l’origine du mal, il s’est incrusté. Quand on le soigne enfin, la maladie a fait des dégâts, en garde-t-il des séquelles ? Lui-même ne l’a jamais su, toujours en est-il qu’il ne retrouvera jamais sa puissance, ni sa giclette assassine des derniers mètres. Maurice va continuer à courir le contrat dans la région jusqu’en 1956, puis il reprendra l’affaire familiale de cycles et cyclomoteurs. Quelques années plus tard il créera trois magasins dans la galerie Bordelaise qui deviendront le must du jouet et modèles réduits à Bordeaux. Tous ceux qui ont eu le bonheur de connaitre Maurice, garderont de lui, le souvenir d’un homme qui possédait la courtoisie du cœur, et qui était doté d’une grande gentillesse.
Tu viens de nous faire beaucoup de peine, mais tu peux reposer en paix Champion on ne t’oubliera pas.
Durant sa carrière il a porté les couleurs des clubs suivants : 1944 à 1949 S.A.B., 1950 à 1951 : Vélo Club du 12e à Paris, 1952 à 1956 : S.A.B.
Ses principaux succès en plus de son titre mondial sont : l’éliminatoire du 1e Pas Dunlop sur route en 1944, la nocturne de Jonzac (route) en 1946, 2e de la Médaille à Paris en 1946, champion de Guyenne de vitesse, la course de côte du Cordier au Vigean en 1947, la Médaille à Paris, champion de Guyenne de vitesse, Copenhague en tandem+(F. Brizon) le G.Px cyclo-sport à Paris en 1948, champion du monde militaire de vitesse (2e A. Darrigade), champion de France militaire de vitesse (2e A.Darrigade), champion de Guyenne de vitesse, champion de Guyenne de vitesse sociétés avec le S.A.B.+(Lachèze-Nacq), G. Px de Copenhague en 1949, 4e du championnat du monde de vitesse pro en 1949, G. Px. de Paris (amateur), G.Px. de Milan, champion de France de vitesse des sociétés avec le V.C. 12e en 1950, G.Px. de Glasgow (2e R. Harris) en 1951, G.Px. de vitesse de Montendre, Dax (2e A.Darrigade), Pauillac, au Blanc (2e O. Plattner) en 1953. Il avait été pro de 1951 à 1956.
Il était né le 5 février 1929 à Bordeaux où il vient de décéder le 13 octobre.

Gérard Descoubès

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