La dernière révérence de Christian Bannes

Ce garçon élégant, de bonne compagnie, toujours tiré à quatre épingles, s’est dès ses débuts laissé aller à une certaine facilité dans le cyclisme. Il préfère la piste qui demande moins de préparation que la route, il y réalise d’entrée de bons résultats. Doté d’une sympathique pointe de vitesse, il pouvait lui aussi se bâtir […]

CHRISTIAN BANNES

Ce garçon élégant, de bonne compagnie, toujours tiré à quatre épingles, s’est dès ses débuts laissé aller à une certaine facilité dans le cyclisme. Il préfère la piste qui demande moins de préparation que la route, il y réalise d’entrée de bons résultats. Doté d’une sympathique pointe de vitesse, il pouvait lui aussi se bâtir un joli petit palmarès régional, hélas pour les puristes, Christian pratiquait le cyclisme pour s’amuser et découvrir de nouveaux horizons. L’entrainement sur route le rebutait, son truc à lui c’était les contrats sur piste, où il savait rivaliser avec les meilleurs coureurs du monde (L. Bobet-J. Anquetil-R. Van Steenbergen-M. Poblet-G. Sentfleben-R .Gaignard etc.). Son éducateur sur toutes les pistes du grand Sud-Ouest fut notre vétéran André Nacq, à qui il vouera une amitié sans borne jusqu’à la fin de sa vie.
Dans ses très bons souvenir cyclistes restait cette soirée mémorable, où engagé sur la piste de Cozes en Charente, il se classait second (derrière la paire Nicolas-Barone-Bernard-Gauthier) de la grande américaine, son coéquipier ce soir-là avait pour nom… J. Anquetil le grand champion normand qui venait de remporter son premier Tour de France, nous étions en 1957. Christian était le frère de Marcel et l’oncle de Bruno qui fut un très bon coureur amateur dans les années quatre-vingt. Durant ces années-là Christian fut membre du comité organisateur de l’Essor Basque, une des étapes de cette course, se courut d’ailleurs sous l’appellation de Grand Prix Bannes.
Dans la vie courante il fut un commercial prospère en vernis et laques pour la marque hollandaise Tollens, puis il ouvrira à son compte un grand magasin à l’enseigne Tollens Côte-Basque à Anglet, qui fera de lui un commerçant aisé.

Ses principales victoires sur route sont : Issac en 1948, les grands vins de Moulis en 1950, la 1e étape du grand prix Lafont-Féline au Bouscat, Lugon, Cassy en 1951, Noaillan et la nocturne de Pamiers en 1952, de la 1e étape du Grand Prix Marie-Claire (Pessac-Arcachon) en 1953, St. Pierre d’Aurillac en 1954, Bédenac en 1955, nocturne de Luxeys et Bédenac en 1956, Bruges en 1958. Il fut aussi 4e de Bordeaux-Lacanau en 1951, 10e de Bordeaux-Dax 1954, 5e de Bordeaux-Arcachon 1954 (2e en 1955).
Sur piste il décrocha les titres de : Champion de Guyenne de poursuite sociétés 1953, 1954,1955, Champion de Guyenne de vitesse sociétés 1954, Champion de Guyenne de l’américaine (+ J. Alvarez) 1955 en compagnie de R. Verdeun et C. Garbay il termina deuxième du Championnat de France de vitesse des Sociétés au Havre en 1954 battu par le V.C. XII (R. Gaignard-Lemoine-C. Prigent.
Pendant sa carrière il porta les couleurs des clubs de : U. A Bouscataise 1948 à 1950, SAB 1951 à 1954, Girondins de Bordeaux 1955, SBUC 1956 à 1958 et SAB 1959. Il avait débuté en 1948 pour finir en 1959. Il était né le 1e décembre 1931 au Bouscat … il s’est échappé dimanche 6 septembre 2015 à Anglet.
Adieu Christian, à partir de maintenant un grand manque va s’installer, autour de la table des anciens cyclistes Basco-Landes-Pyrénées que tu as toujours honoré de ta présence.

Gérard Descoubes

Marmande 2

2 Commentaires

    valerie14 septembre 2015

    7

    le meilleur des tontons

    BERNARD10 septembre 2015

    7

    RIP Christian.

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