Patrick Sarniguet un Grand du Midi-Pyrénées

Avec sa moustache (rare pour l’époque) brune et son format de grimpeur Colombien, il était la copie conforme, du petit cabri andin vainqueur d’un Tour de l’Avenir, Alfonso Florez. Comme pour le minuscule Sud-Américain, la montagne restait son domaine privilégié, les courses par étapes sa spécialité. De caractère humble et modeste, son côté insouciant a toujours […]

Avec sa moustache (rare pour l’époque) brune et son format de grimpeur Colombien, il était la copie conforme, du petit cabri andin vainqueur d’un Tour de l’Avenir, Alfonso Florez. Comme pour le minuscule Sud-Américain, la montagne restait son domaine privilégié, les courses par étapes sa spécialité. De caractère humble et modeste, son côté insouciant a toujours dirigé, la carrière de notre Gersois. Le cyclisme fut le bel intermède de sa vie, une jolie distraction. Quand il raccroche son vélo fin 1987, son palmarès affiche une belle soixantaine de victoires. Dès ses débuts en 1969, il va courir derrière un rêve, devenir champion des Pyrénées sur route. Les dieux du cyclisme l’exauceront, bien des années plus tard, alors qu’il ne croit plus en rien et qu’il se trouve aux frontières de son crépuscule athlétique. A partir de 1980, le petit régional entre en équipe de France et va muter en coursier de classe internationale, il va participer aux Tours de l’Avenir, de Colombie en 83 (où le public local le prend pour un des leurs), de Tunisie en 1985. Débuts 1986 il sait qu’il entame son ultime saison, il est en quête de derniers petits plaisirs sur un vélo. Le 8 juin, il prend le départ, de ce qu’il pense être, son dernier championnat des Pyrénées, sur le difficile circuit de Leyme. Ses rêves de titre se sont envolés, mais le destin trompeur veille, après une course d’hommes où tout s’est fait à la pédale, il va épousseter tous ses adversaires, pour réussir l’une des plus belles courses de sa carrière et revêtir le maillot aux couleurs des Pyrénées. Au moment où il pensait quitter la scène, il décroche son graal à lui. Par respect d’un tel moment, et conscient que pour ériger sa légende, même petite, il faut sacrifier un peu de soi-même, il rempilera donc une année supplémentaire. Patrick était né le 20 février 1955 à Nogaro il est décédé le 23 avril 2019 à Aignan. Il a porté les couleurs des clubs suivants : Eauze Olympique 1969 à 1980 A. S. P. T. T. Montauban 1981 à 1983 et Vélo Club de la Vallée du Thoré 1984 à 1987. Ses plus grandes victoires sont : Plaisance du Gers 1973, Lagrange, Miradoux 1974, Pindères 1975, St.Gor, Auterive 1976, St. Puy 1977, Dunes, Bondigoux 1979, Tour du Béarn Aragon, la 1e étape du Tour d’Ampurdan 1980, le Tour du Tursan, la 1e étape du Tour d’Auvergne, la dernière étape du Tour de Dordogne (2e) 1981, la 1e étape du Tour du Béarn, le GP de Mantes La Jolie 1982, Mas Grenier, Lavaur 1983, St. Barthélémy d’Agenais, 2 étapes du Tour de Nouvelle Calédonie, 3e étape de la Ronde de l’Isard 1984, Biran, Rieumes 1985, La Chalosse, Champion des Pyrénées 1986, Gardonne et St. Astier 1987. A la fin de son épopée cycliste, il deviendra employé municipal. Avec le départ de Patrick, ce sont l’amertume et les regrets qui nous étreignent.

Gérard Descoubès

1 Commentaire

    Delugin29 avril 2019

    7

    Eloge remarquable comme d’habitude pour un super coureur .

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