Hommage à Christian CUCH

Christian CUCH le Champion oublié n’est plus Une fois les fleurs de sa jeunesse fanées, redevenu anonyme, il n’avait pas cherché à garder le contact avec le milieu cycliste. Pourtant à sa belle époque il fit courir les médias et déplacer les foules. On ne revit qu’une seule et unique fois Christian dans le milieu, […]

CHRISTIAN CUCH

Christian CUCH le Champion oublié n’est plus
Une fois les fleurs de sa jeunesse fanées, redevenu anonyme, il n’avait pas cherché à garder le contact avec le milieu cycliste. Pourtant à sa belle époque il fit courir les médias et déplacer les foules. On ne revit qu’une seule et unique fois Christian dans le milieu, quand il honora de sa présence l’invitation reçue pour l’inauguration du Vélodrome de Bordeaux. Né le 25 octobre 1943 à Castillon de Castets, il débute en cadet en 1959, pour mettre un terme à sa carrière fin 1969. Durant cette décennie il porta les couleurs des clubs de : V. C. Réolais de 1959 à 1962, A.C.B.B. de 1963 à 1966, C. C. Bordelais en 1967, V. C. Langonais de 1968 à 1969. Athlète splendide d’ 1,87m pour 78 kg, puissant et très élégant en machine il éclate sur route dès 1961, où il claque dix victoires sur route. Parti disputer le Grand Prix de France chrono à Macon en 1962, et bien qu’il soit loin d’y réaliser une performance ce jour-là, par son style il subjugue Mickey Wiegant qui lui demande de monter à Paris dès le lendemain. A l’issue de l’entretien il signera un contrat à l’A.C.B.B. aussitôt enrôlé à l’I.N.S. il tombe sous la coupe de Toto Gérardin. Suite aux judicieux conseils de ce dernier, et à une classe qui éclabousse, il devient quasi imbattable sur les pistes parisiennes. Incorporé dans l’équipe de poursuite qui doit représenter la France au Mondial de Milan en 1962, il est frappé par un grand malheur à la veille de partir pour l’Italie. Son frère jumeau François, se noie dans les eaux de la Garonne au cours d’une partie de pêche, le lendemain de sa victoire à Pessac. Le coup est terrible la blessure jamais ne cicatrisera dans la vie de Christian. En souvenir du frère il part pour Milan, avec ses trois coéquipiers D. Morelon (qui a commencé en poursuite) J. Suire et J. Kotwas ces quatre garçons qui sont les plus jeunes du tournoi (75 ans à eux quatre) accèdent aux quarts de finale où ils sont éliminés par les allemands de l’ouest, futurs champions du monde. Tout au long des épreuves C. Cuch se révèle comme le moteur du groupe, Gérardin toujours sous le charme, le réserve déjà pour les J.O de Tokyo de 1964. En 1963 il remporte ses premiers titres de Champion de France des sociétés sur route avec l’A.C.B.B. ses coéquipiers sont : J.Arze- M. Bocquillon-M. Béchet-A .Vera, et de poursuite des sociétés sur piste avec J. Arze-D. Letort-A. Vera, puis il sort vainqueur avec l’Ile de France du test olympique chrono couru sur 84 km, ses compagnons sont cette fois ci R. Pingeon-D. Letort-R. Milliot. Sa plus belle performance reste cette année-là sa Médaille d’Or de la poursuite individuelle des Jeux Méditerranéens à Naples. Aux mondiaux de Rocourt qui suivent, avec l’équipe de France de poursuite il échoue au pied du podium. En 1964 accompagné de : J. Paré-J. Sadot-J. Suire il décroche son second titre de Champion de France de poursuite des sociétés sur piste. Il fonde alors de gros espoirs sur les J.O. de Tokyo, un peu avant les jeux il remporte la 1e coupe préolympique sur piste avec la sélection d’Ile de France composée de : D. Fix-D. Morelon-C. Prudhomme-J. Suire-P. Trentin.
Son but suprême, les J.O de Tokyo
Mais arrivé au Japon, c’est la pleine saison des pluies, Christian ne va jamais s’adapter à une humidité de l’air qui atteint des sommets. Il craque dès les séries, entrainant l’équipe de France avec lui dans l’échec. Lui le poumon de cette équipe a failli, Gérardin ne lui pardonnera pas, il ne sera plus jamais retenu en sélection nationale. Il n’a pourtant que… 21 ans. A partir de 1965 il va peu à peu délaisser la piste et revenir plus assidument à ses premiers amours, la route. Il devient Champion d’Ile de France individuel sur route en dominant tous les parisiens «une jambe attachée au cadre» (sic). Il s’octroie un nouveau sacre national des sociétés sur route chrono avec ses copains de l’A.C.B.B.R. Colin-C. Grosskost-R. Lebreton-J. Sadot. Contacté pour passer professionnel en fin de saison chez Peugeot, en homme au caractère bien trempé, il refuse net car il ne veut pas faire le porteur de bidons ! Revenu au bercail en 1967 sous les couleurs du Cyclo Club Bordelais, et bien qu’il ne soit âgé que de 23 ans l’ère Cuch est passée. La gloire, la plus capricieuse de toutes les maitresses ne veut plus de lui, elle vient de le rejeter. Il va pourtant insister quelques années encore, en 1969 pour son ultime saison il décroche un contrat chez De Gribaldy avec ses vieux complices J. Paré J. Suire P. Beuffeuil et J. Jourden. Il va ensuite courir en U.F.O.L.E.P. puis en vétéran. Installé artisan peintre en bâtiment il va gérer sa petite entreprise pendant 18 ans. Jusqu’au jour où la maladie va s’abattre sur l’homme, devenu gros fumeur il se trouve atteint d’un cancer à la gorge. Opéré, grâce à sa robuste constitution à son courage énorme et à sa douce compagne, il lui résistera pendant une vingtaine d’années, hélas la maladie incurable vient d’avoir raison de lui. Hommage et pensées pour toi champion.
Ses principales victoires dans la région : Tour du Blayais 1962, nocturne de La Réole, Montastruc Fauillet , Montignac-Vauclaire en 64, les espoirs chrono à La Réole, Grenade, Réaux-Vélines, Villamblard, en 1966, Villeneuve de Marsan, St. Céré, Talence en 1967,Grenade, Verdille, nocturne de Langon, Hossegor en 1968, nocturne de Langon, l’Eguille, Fleurance, Barie (Px. F. Cuch), Cahors 1969.
Gérard Descoubès

1 Commentaire

    De santi rené23 août 2014

    14

    La grande classe et avec ça un gentil Garçon Adieu Christian , toutes mes condoléances a ta famille

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