Disparition d’ André Bernard le Limougeaud

André Bernard l’oublié C’est avec un léger décalage que nous avons appris la mort du limousin André Bernard, décédé dans l’anonymat le plus complet, il y a quelques semaines à Limoges. Méconnu ou oublié par beaucoup, Moise, son vrai prénom, fut pourtant un excellent coureur. Juste avant l’ère Poulidor, il fut une des vedettes du […]

MOISE BERNARD (1)

André Bernard l’oublié

C’est avec un léger décalage que nous avons appris la mort du limousin André Bernard, décédé dans l’anonymat le plus complet, il y a quelques semaines à Limoges. Méconnu ou oublié par beaucoup, Moise, son vrai prénom, fut pourtant un excellent coureur. Juste avant l’ère Poulidor, il fut une des vedettes du cyclisme Limousin. Ce coureur au nom commun, discret par nature, qui promenait son 1,73m pour 72kg avec tonicité, fut en son temps un solide rouleur. Né le 29 aout 1930 à Mézières sur Issoire dans le 87, Il avait débuté en 1947 et trouvé son premier bon résultat la même année, une troisième place dans le difficile Grand Prix de Saint Bonnet sur Briance. Mais pour les initiés son plus bel exploit, restait sa victoire dans la Route de France 1952, véritable Tour de France des amateurs disputé sur quinze étapes. Pour s’imposer, il avait commencé par s’octroyer avec ses coéquipiers de l’équipe du centre, la 2e étape un contre la montre par équipe de 49 km. Pratiquement tous les jours devant, il prenait le maillot de leader dans la 13e étape. Au final il devançait des coureurs dont on allait entendre parler, le Belge Jean Adrianssens et le Hollandais Jan Nolten. Dans la foulée de ce très grand succès, il prenait le départ du Tour de France qu’il terminait au 75e rang, où mis à part sa 6e place dans la 1e étape, il effectuera cette grande boucle dans une transparence totale. En 1953 pour sa première saison complète chez les pros, son seul résultat probant reste une 16e place dans le Championnat de France sur Route. Peu inspiré par les longs déplacements, il préféra redescendre chez les indépendants dès 1954, pour orienter sa carrière exclusivement vers son cher Limousin, où avec son copain Marcel Guitard ils vont devenir les boss du peloton. Avec l’Union Vélocipédique limousine son club de toujours, il fut quatre fois consécutives, Champion du Limousin des sociétés sur route chrono (1949 à 1952) après l’avoir été individuellement aux points en 1949, suite à sa victoire dans la dernière épreuve, un contre la montre de 80 km. Il a porté les couleurs des groupes Royal-Fabric de 1951 à 1953 et Peugeot-Dunlop de 1954 à 1956 qui reste son ultime année de course. Son parcours cycliste a laissé beaucoup de regrets, au sein de ses plus fidèles supporters. Malgré une très belle saison 1956, il raccrocha son vélo au clou et plus personne ne le revit dans les milieux cyclistes. Moise n’avait jamais été en recherche de gloire, elle lui était tombée dessus sans qu’il le désire, la vie avait choisie pour lui.
Son palmarès
1948 : 1e à Chatenet en Dognon, 1950 de : Champion de la Haute Vienne à Saint Léonard de Noblat, 1e à Saint Yrieix, 1e de la journée commerciale à Limoges (2e M. Guitard), 1e à Tulle, 1e à Confolens, 1e du Prix de la place Marceau à Limoges (2e A. Dufraisse), 2e à Oradour sur Vayres (1e M. Guitard), 2e du Prix de la Trinité à Guéret (1e Allory), 2e à Treignac, 1951 : 1e du criterium du Centre à Limoges, 1e de la nocturne de Pompadour, 1e du circuit du Foyer de La Rochette, 2e à Oradour sur Vayres (1e M. Brun), 3e du prix St. Martin à Périgueux, 1952 : 1e à Bugeat, 1e à Mauriac (2e C. Colette), 1953 : 1e à Peyrilhac, 1e à Peyrat La Nonière, 1e des Boucles de la Briance, 1954 : 1e à Compreignac, 3e à Oradour sur Vayres, 1955 : 1e du prix Redon à St. Yrieix, 1e aux Salles de Lavauguyon, 1e à Aix sur Vienne, 3e du Tour de Corrèze (1e V. Huot), 1956 : 1e du prix Redon à St. Yrieix, 1e à Brive, 1e du prix de la place de la Nation à St. Yrieix, 1e du prix Cinzano à Limoges, 1e à La Foret Montboucher (7e R. Poulidor), 2e à Busseau (5e R. Poulidor), 2e du prix Martini à Brive (1e M. Guitard), 6e des Boucles du Bas Limousin.

Gérard Descoubès

1 Commentaire

    bernard6 août 2018

    7

    C’était mon oncle et mon parrain, toujours de bon conseil, toujours accueillant, pationné de chasse à la bécasse, amoureux de la nature,
    le regrette beaucoup.

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