Jean Marie Joubert n’est plus

Né le 9 mai 1932 à Saint Thomas de Conac, ce charentais pur souche réalisa toute sa première partie de carrière à l’A.C.B.B. Gamin il avait suivi ses parents installés à Paris pour leur travail. En 1952 il se retrouve sélectionné en équipe nationale de poursuite pour représenter la France aux Jeux Olympiques de Helsinki, […]

jean marie joubert

Né le 9 mai 1932 à Saint Thomas de Conac, ce charentais pur souche réalisa toute sa première partie de carrière à l’A.C.B.B. Gamin il avait suivi ses parents installés à Paris pour leur travail. En 1952 il se retrouve sélectionné en équipe nationale de poursuite pour représenter la France aux Jeux Olympiques de Helsinki, alors qu’il n’est encore qu’en 3e catégorie, avec ses trois coéquipiers ils seront éliminés par la Grande-Bretagne en demi-finale et resteront au pied du podium. Après ces Jeux il va continuer à briller de mille feux sur toutes les pistes parisiennes, mais il va aussi se consacrer à la route qui l’attire plus que tout. Solide rouleur aussi bien sur le plat qu’en terrain bosselé, ses adversaires le surveillent de très près pour éviter qu’il ne leur file entre les doigts à la première difficulté en vue. En 1954 il est encore retenu, pour représenter la France au mondial sur route de Solingen en Allemagne, suite à sa victoire dans la course de sélection de Formerie. Mais un coup de moins bien à 15 jours de la course au titre, le fait évincer de la sélection. Déçu, il accepte l’offre de l’équipe Alcyon pour passer professionnel. Il évoluera dans la catégorie reine de 1955 à 1960, hélas il ne put ou ne sut jamais se hisser au niveau des meilleurs. Reclassé indépendant en 1961, il en profite pour revenir s’installer dans la ferme familiale à Saint Thomas de Conac. Il va alors écumer toute une décennie, les grands prix du Charente-Poitou où il devient le poisson pilote de Dédé Delort. Quelques années plus tard c’est lui qui mettra J. Bossis sur le vélo. Suite à une grave insuffisance rénale, il va survivre plusieurs années grâce aux dialyses qu’il subissait trois fois par semaine. Bénéficiant d’un don d’organe, il fut greffé, ce qui lui autorisa une vie quasi normale jusqu’à son décès survenu pendant son sommeil le 21 août dernier.
Il a porté les couleurs des clubs de l’A.C.B.B. de 1948 à 1962 et du Royan Océan Club de 1963 à 1971. Durant sa carrière il s’est imposé dans : Paris La Ferté Bernard, le circuit de Boulogne Billancourt 1954, les 11e et 12e étapes du tour d’Egypte 1955, Saint Sorlin de Conac, Ste Foy La Grande, la 1e étape du GPx. de Nieul Le Virouil 1961, St. Même Les Carrières 1962, le GPx. Thierry à Niort, La Victoire à Libourne, St. Seurin de Cursac, St. Bonnet sur Gironde, La Guitinières 1963, Biran, Les Remparts à Guérande, La Guitinières, Charron , Brossac, Jarnac Champagne, Javerlhac, 1964, St .Ciers Champagne, Charron, le Champ de Foire à Cognac, Loubert, Courlay, Verteuil, La Roche Chalais, circuit Aigrinois 1965, Champagne Les Marais, Ruffec, Bois de Céné 1966, Charron, Chantemerle 1967, Thézac, Avrillé 1968, Gasport en Angleterre qui est sa dernière victoire en mai 1971.

Gérard Descoubes

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